Hub et Clem explorent (votre ville)
Je m’appelle Clémentine, mais les copains m’appellent Clem. Ca agace ma maman. Mais moi j’aime bien et, de toute façon, c’est moi que ça concerne. J’ai même appris que chez certains indiens, quand on grandit, on se choisit son nom. C’est Hub qui m’a raconté ça.
Hub, c’est le cousin de mon papa. En vrai, il s’appelle Hubert, mais tout le monde l’appelle Hub, parce qu’il a beaucoup voyagé. Il m’a expliqué qu’un hub (on dit heube), dans un aéroport, c’est l’endroit où se rendent les passagers pour changer d’avion. Quand ils étaient petits, papa et lui passaient leur temps à jouer les aventuriers. Et puis papa a rencontré maman, ils se sont mariés et je suis née. Alors Hub a continué de jouer à l’aventurier tout seul, mais pour de vrai. Il a voyagé dans le monde entier. Il allait chez les gens et vivait comme eux. Quand il en parle, il a une petite lumière dans ses yeux. Il doit avoir fait de drôles de choses.
L’autre jour, Hub m’a raconté son dernier voyage. Je lui ai dit que j’aimerais bien moi aussi explorer le monde. Mais papa et maman trouvent que je suis trop petite. Hub m’a expliqué qu’il n’était pas indispensable de prendre l’avion et de partir loin pour découvrir d’autres univers. Ni même de prendre le train pour Paris. Les choses les plus banales deviennent passionnantes dès qu’on ne se contente pas des apparences, et (Ville) regorge certainement de mondes variés à explorer. A condition de savoir être curieux et de pousser les portes. Il suffit souvent simplement d'en solliciter l'autorisation. « Tu crois ? », je lui ai demandé, un peu incrédule. « Essayons, qu’est-ce qu’on risque … », m’a répondu Hub. Alors il m’a promis d’organiser des expéditions chaque fois qu’il en aurait l’occasion. Ca m’a réconfortée, Hub tient toujours ses promesses. Mais en échange, j’ai dû signer la charte du bon explorateur.
Moi, Clem, apprentie exploratrice, je m’engage à :
1. respecter les différences. J’ai certaines habitudes. Je vais rencontrer des personnes qui en ont d’autres. Ca ne veut pas dire qu’elles se trompent, et que chez moi c’est mieux. Le contraire non plus d’ailleurs.
2. accepter les contrariétés. Si je me retrouve dans une position inconfortable, dans un endroit salissant, ou avec des petites bêtes indésirables, si je rate l’heure de goûter, finalement, ça n’est pas grave, je peux m’adapter. Ca ne doit pas gâcher mon plaisir d’explorer.
3. se préparer. Je me renseigne sur l’endroit que je vais explorer. Comme ça je sais si je dois enfiler de jolis vêtements ou un vieux pantalon, ou si j’ai besoins d’accessoires comme une lampe de poche. Et puis ça me permet de réfléchir aux questions que je voudrais poser.
4. être discrète. Je ne viens pas parler de moi mais étudier les autres. Alors je me fais toute petite et m’installe dans un coin. Pour ne pas déranger, bien sûr. Mais aussi pour qu’on m’oublie, telle une petite souris. Alors les gens ne font plus attention à moi et reprennent leurs habitudes.
5. utiliser mes 5 sens. Je ne me contente pas de voir et d’entendre, mais j’observe, j’écoute, je sens, je touche et je goûte chaque fois que j’en ai l’occasion. Je dois m’ouvrir comme j’ouvrirais un sac à apprendre.
6. oser. Hub dit toujours : « Essaie, qu’est-ce que tu risques ? ». Si j’attends que tout vienne des autres, alors je vais passer à côté de la vie. Mais pas n’importe comment. Une exploration ne doit pas me mettre en danger inutilement. Je regarde tout autour de moi pour ne pas tomber dans un trou ou me cogner la tête, et je reste avec l’adulte qui m’accompagne.
7. apprécier. J’ai la chance de rencontrer des personnes intéressantes, de découvrir de nouveaux endroits, d’assister à des événements. Ce sont des moments que je ne dois pas oublier.
8. remercier. Au cours de mes explorations, des personnes auront la gentillesse de m’ouvrir leur porte. Je fais en sorte de ne pas leur causer d’ennuis et je suis particulièrement polie avec elles. Même si un monsieur ronchonne un peu ou si une dame est pressée.
9. sourire. Ca, c’est juste pour le plaisir.
------------- ClemHub, c’est le cousin de mon papa. En vrai, il s’appelle Hubert, mais tout le monde l’appelle Hub, parce qu’il a beaucoup voyagé. Il m’a expliqué qu’un hub (on dit heube), dans un aéroport, c’est l’endroit où se rendent les passagers pour changer d’avion. Quand ils étaient petits, papa et lui passaient leur temps à jouer les aventuriers. Et puis papa a rencontré maman, ils se sont mariés et je suis née. Alors Hub a continué de jouer à l’aventurier tout seul, mais pour de vrai. Il a voyagé dans le monde entier. Il allait chez les gens et vivait comme eux. Quand il en parle, il a une petite lumière dans ses yeux. Il doit avoir fait de drôles de choses.
L’autre jour, Hub m’a raconté son dernier voyage. Je lui ai dit que j’aimerais bien moi aussi explorer le monde. Mais papa et maman trouvent que je suis trop petite. Hub m’a expliqué qu’il n’était pas indispensable de prendre l’avion et de partir loin pour découvrir d’autres univers. Ni même de prendre le train pour Paris. Les choses les plus banales deviennent passionnantes dès qu’on ne se contente pas des apparences, et (Ville) regorge certainement de mondes variés à explorer. A condition de savoir être curieux et de pousser les portes. Il suffit souvent simplement d'en solliciter l'autorisation. « Tu crois ? », je lui ai demandé, un peu incrédule. « Essayons, qu’est-ce qu’on risque … », m’a répondu Hub. Alors il m’a promis d’organiser des expéditions chaque fois qu’il en aurait l’occasion. Ca m’a réconfortée, Hub tient toujours ses promesses. Mais en échange, j’ai dû signer la charte du bon explorateur.
Moi, Clem, apprentie exploratrice, je m’engage à :
1. respecter les différences. J’ai certaines habitudes. Je vais rencontrer des personnes qui en ont d’autres. Ca ne veut pas dire qu’elles se trompent, et que chez moi c’est mieux. Le contraire non plus d’ailleurs.
2. accepter les contrariétés. Si je me retrouve dans une position inconfortable, dans un endroit salissant, ou avec des petites bêtes indésirables, si je rate l’heure de goûter, finalement, ça n’est pas grave, je peux m’adapter. Ca ne doit pas gâcher mon plaisir d’explorer.
3. se préparer. Je me renseigne sur l’endroit que je vais explorer. Comme ça je sais si je dois enfiler de jolis vêtements ou un vieux pantalon, ou si j’ai besoins d’accessoires comme une lampe de poche. Et puis ça me permet de réfléchir aux questions que je voudrais poser.
4. être discrète. Je ne viens pas parler de moi mais étudier les autres. Alors je me fais toute petite et m’installe dans un coin. Pour ne pas déranger, bien sûr. Mais aussi pour qu’on m’oublie, telle une petite souris. Alors les gens ne font plus attention à moi et reprennent leurs habitudes.
5. utiliser mes 5 sens. Je ne me contente pas de voir et d’entendre, mais j’observe, j’écoute, je sens, je touche et je goûte chaque fois que j’en ai l’occasion. Je dois m’ouvrir comme j’ouvrirais un sac à apprendre.
6. oser. Hub dit toujours : « Essaie, qu’est-ce que tu risques ? ». Si j’attends que tout vienne des autres, alors je vais passer à côté de la vie. Mais pas n’importe comment. Une exploration ne doit pas me mettre en danger inutilement. Je regarde tout autour de moi pour ne pas tomber dans un trou ou me cogner la tête, et je reste avec l’adulte qui m’accompagne.
7. apprécier. J’ai la chance de rencontrer des personnes intéressantes, de découvrir de nouveaux endroits, d’assister à des événements. Ce sont des moments que je ne dois pas oublier.
8. remercier. Au cours de mes explorations, des personnes auront la gentillesse de m’ouvrir leur porte. Je fais en sorte de ne pas leur causer d’ennuis et je suis particulièrement polie avec elles. Même si un monsieur ronchonne un peu ou si une dame est pressée.
9. sourire. Ca, c’est juste pour le plaisir.
Hub a téléphoné pour dire qu’il passera me chercher mercredi prochain pour notre première exploration. Chic !